Étang de Berre, rejets EDF

Après la condamnation de la France par l’Europe …

Pour la deuxième fois en huit mois, la Commission Européenne refuse des propositions du gouvernement. La temporisation n’est désormais plus possible, sous peine de sanctions lourdes.

De fortes mesures immédiates s’imposent.  

En janvier 1998, la Coordination des Pêcheurs de l’Étang de Berre a engagé une procédure juridique auprès des instances européennes pour faire cesser la pollution massive et prolongée de l’étang, par les rejets de la centrale EDF de Saint-Chamas. La Cour Européenne de Justice lui a donné raison en condamnant la France et en lui enjoignant de mettre un terme à cette pollution.

Après avoir invalidé l’enquête publique ouverte en janvier-février 2006 en vue du « lissage » des rejets maintenus à 2,1 milliards de m³/an,  la Commission Européenne vient de refuser une autre proposition, la limitation des rejets à 1,6 milliard de m³/an, que le gouvernement français voulait rendre incontournable par un Décret du Conseil d’État.

En temporisant, en s’obstinant à ne pas prendre les mesures qui s’imposent pour mettre un terme aux méfaits des rejets EDF dans l’étang, 

Ces tergiversations n’ont que trop duré ! La réhabilitation tant attendue de la Mer Intérieure Étang de Berre – espace de vie, de loisirs et d’emplois –  le souci de se mettre en règle avec la législation  signée par la France et le souci d’éviter des sanctions, imposent au gouvernement des mesures immédiates fortes :

Le Conseil d’Administration de L’Étang Nouveau,  9 novembre 2006.